Fermeture du Magasin Diabolo à Châtellerault : Un Symbole du Déclin du Prêt-à-Porter Féminin

Après 45 ans de présence en centre-ville, le magasin Diabolo ferme définitivement ses portes. La gérante, Laurence Bouba-Olga, n’a pas trouvé de repreneur et critique la mairie pour son manque de soutien aux commerçants locaux.

Laurence Bouba-Olga © Photo Réactus : Jordan CARTIER

La nouvelle est tombée comme un couperet pour les habitués du magasin Diabolo à Châtellerault. Après quatre décennies et demie de service, cette institution du prêt-à-porter féminin ferme ses portes, incapable de trouver un repreneur pour prendre la relève. Une fermeture qui illustre tristement le déclin du secteur dans la région et soulève des critiques envers la gestion municipale.

Un secteur en déclin

Diabolo, situé en plein cœur de Châtellerault, était bien plus qu’un simple magasin de vêtements. Pour de nombreuses clientes, c’était un lieu de convivialité et de mode. Cependant, Laurence Bouba-Olga, à la tête de l’enseigne depuis cinq ans, n’a pas réussi à attirer un successeur. « Je ne vois pas qui, dans la conjoncture actuelle, pourrait reprendre, » déclare-t-elle, déplorant la situation économique difficile du secteur du prêt-à-porter féminin.

Des obstacles infranchissables

Selon Laurence Bouba-Olga, la fermeture d’une portion de la rue Bourbon, due à un risque de chute de pierres, a lourdement impacté l’achalandage. « Cette fermeture, depuis deux mois, n’incite pas les clients à venir, » explique-t-elle. Cette situation, combinée à un manque perçu de soutien de la part de la municipalité, a été un coup dur pour Diabolo. « La mairie ne soutient pas trop les commerçants, » critique-t-elle, pointant du doigt une gestion qu’elle juge inadéquate face aux défis rencontrés par les commerces locaux.

Une nouvelle page se tourne

Malgré la tristesse de voir cette aventure se terminer, Laurence Bouba-Olga reste positive quant à son avenir. « Contente » de son expérience au sein de Diabolo, elle se prépare maintenant à « mener un autre projet personnel ». Son départ marque la fin d’une époque pour Diabolo et laisse un vide dans le paysage commercial de Châtellerault.

La fermeture de Diabolo est symptomatique des difficultés rencontrées par de nombreux commerces de prêt-à-porter féminin en France. La conjoncture économique, les changements dans les habitudes de consommation, et parfois le manque de soutien local sont autant de facteurs qui contribuent à ce déclin. Pour Châtellerault, cette fermeture est un signal d’alarme sur la nécessité de réévaluer les stratégies de soutien aux commerçants pour préserver la vitalité de son centre-ville.

Cor Réactus pour Châtellerault : Jordan CARTIER

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