« Méga-bassines » : la justice valide la construction de toutes les bassines des Deux-Sèvres

Le tribunal administratif de Poitiers a validé mardi 11 avril la construction des 16 retenues d’eau pour l’irrigation agricole sur le bassin de la Sèvre Niortaise, indique France Bleu Poitou. Cette décision fait suite à la validation en mai 2021 de sept des ouvrages, permettant ainsi le début des travaux sur les bassines de Mauzé-sur-le-Mignon et de Sainte-Soline, malgré des manifestations parfois violentes.

La société coopérative anonyme de l’eau des Deux-Sèvres, qui porte le projet, salue une « très bonne nouvelle ». Elle estime que la qualité de l’étude d’impact initiale de 2017 et celle du dossier complémentaire déposé en avril 2020 ont été reconnues, ainsi que le principe même de la création de réserves de substitution d’eau. Le président de la Coop de l’eau 79, Thierry Boudaud, a également déclaré que les volumes des neuf bassines restantes ont été revus à la baisse.

Toutefois, le 25 mars dernier, un rassemblement autour de la bassine contestée de Sainte-Soline a donné lieu à de violents affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, attirant entre 6 000 et 30 000 personnes selon les sources.

Le projet de « méga-bassines » a suscité des critiques de la part d’associations environnementales et de certains experts, qui mettent en avant les risques écologiques, tels que la diminution de la biodiversité, la pollution et l’appauvrissement des sols, ainsi que l’impact sur les populations locales.

Le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) de 2019 recommande l’utilisation de techniques d’irrigation efficaces pour lutter contre les sécheresses, mais ne préconise pas spécifiquement les « méga-bassines ». Le débat autour de l’utilisation de cette technique de stockage de l’eau pour l’agriculture risque donc de se poursuivre dans les années à venir.

En attendant, la décision du tribunal administratif de Poitiers marque une étape importante dans le projet des « méga-bassines » des Deux-Sèvres, qui devraient permettre de stocker plusieurs centaines de milliers de mètres cubes d’eau pour l’irrigation agricole.

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